mercredi 26 mai 2010

Salem Al Fakir


Salem Al Fakir

C'est toujours difficile d'écrire sur quelqu'un qu'on aime bien sans en faire des caisses. J'ai déjà parlé, quoique furtivement, de Salem Al Fakir. Une campagne de pub pour une voiture suédoise avait fait de son titre It's only you Part. II, l'accroche musicale.

Flash back :


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Né en 1981 d'un père Syrien et d'une mère Suédoise, le petit Salem développe rapidement une attirance pour, tiens donc, la musique. Il apprend le violon dès quatre ans et part avec son prof faire une tournée en tant que soliste dix ans plus tard en Russie. Quand on voit un tel début on se dit, mais qu'est-ce qu'on foutait sur notre armstrad CPC 6128 au même âge?? Le problème avec les Suédois c'est qu'ils font du sport, de la musique, parlent seize langues et n'ont quasiment pas de problèmes d'acné.

Pourtant, un peu comme les Madcon en Norvège, Salem Al Fakir détonne un peu dans l'univers musical scandinave pop bien propret. Sans style apparent, ou plutôt excellant dans tous les genres, il est capable dans une chanson de passer en revue ses différentes influences musicales. On le voit particulièrement dans un titre comme Dream girl, son premier opus, qu'il ouvre sur un ton jazzy pour enchaîner sur une rythmique jazzy et finir dans une pop flamboyante...


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Rien d'étonnant à ce que Salem se voit rapidement comparé aux plus grands, de Stevie Wonder à Al Green, en passant par Jamiroquai ou Curtis Mayfield.

Son premier album This is who I am, disque auto-produit par sa pomme et son frère est le premier disque par excellence d'un artiste qui a envie d'en mettre plein la vue. Si certaines chansons se trouvent peut-être un peu alourdies par l'emploi excessif d'instruments (Salem joue de tout et il veut que ça se sache)... il n'en reste pas moins qu'au fil de ce premier disque se dévoile un très grand artiste. Toutes proportions gardées, This Who I am rencontre un succès aussi bien critique que commercial et les récompenses pleuvent tout comme les remixes.

De ce premier album sortiront quelques autres tubes et pour celles et ceux qui n'auraient pas eu l'occasion de découvrir la grosse artillerie qu'est This is who I am, je vous invite à trouver un bon disquaire, ou un site de téléchargement (légal).


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Le deuxième album de SAF, Astronaut, sort en 2009, soit deux ans après This is who I am. Si dans son premier disque, l'artiste tentait de se présenter et revenait probablement sur certaines des frustrations qu'il avait pu rencontrer en tant qu'étranger au pays des blondes, ce deuxième disque marque d'abord par le fait qu'il ne s'appelle plus Salem Al Fakir mais juste Salem :

- Vous vous appelez François, c'est juste? Ben lui c'est pareil, c'est juste Salem!
- Comment ça il a pas de nom de famille?

Comme pour son premier album, Salem fait tout ici. C'est chez lui, il fait sa cuisine comme il l'entend. La musique, les arrangements les paroles et le mixage c'est lui et c'est encore un cran au-dessus. Si This is who I am était un bon album expérimental naviguant entre différents genres un peu bling bling, Salem a gagné en maturité. Son écriture est plus aboutie et l'album beaucoup plus cohérent. Résultat, on a des chansons plus simples, moins énauuurmes mais tout aussi efficace. En voici la preuve avec le titre qui donne son nom à l'album, Astronaut...


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Un an après Astronauts, sort Ignore this et Salem se re-appelle Salem Al Fakir. Nous sommes en avril 2010 et un premier titre sort. Alors j'ai hésité entre le clip officiel (qui vient tout juste de sortir) et un live chez nyhetsmorgon (le télématin suédois en plus cool)...


4 o'clock


On a donc avec Ignore this, un album beaucoup plus électro et toujours aussi abouti. Le disque n'en est qu'à quelques mois d'existences. Moi-même ne l'ayant écouté qu'une petite dizaine de fois, je ne me sens pas encore prêt pour une analyse soignée du disque mais je ne saurais que vous encourager à entrer dans le monde de Salem.

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Keep on walking



Il y a pour cela trois portes d'entrée, trois albums dans lesquels il nous livre une palette de couleurs, d'énergie et derrière un blues naturel, une soif de bouffer le monde. Il reste à espérer qu'un jour le nom de Salem Al Fakir vienne se répandre sur les frontons des plus grandes salles de concerts car il aime la scène et il en a beaucoup à donner! Nul doute qu'un jour la Scandinavie en général et la Suède en particulier ne deviennent trop petites pour une si grande énergie...


Et pour finir, car il faut bien finir un jour... Un clip qui pour moi résume bien l'artiste :


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