dimanche 16 mai 2010

La Norvège partie 4


Bergensbølgen (1)

Après un break féroïen, retournons en Norvège avec un petit arrêt en deux étapes dans la ville de Bergen, la ville du metal mais aussi de la pop et surtout de l'électro... Nous sommes à la fin des années 1990 et la presse britannique s'enthousiasme pour un duo électro au nom aussi nordique que possible : Röyksopp.

Alors qu'à Versailles des groupes comme Daft Punk, Air ou Phoenix ont déjà explosé, réconciliant momentanément la France avec les anglo-saxons, la Norvège connaît une nouvelle vague que les journalistes scandinaves appelleront Bergensbølgen. Contrairement à la French touch essentiellement électro, la nouvelle vague norvégienne regroupe une plus grande palette de talents. Si elle a bien compris des groupes et des artistes techno et dance, c'est avec un groupe de tataboum sautillant que tout a commencé...


Frank Hammersland

Frank Hammersland, un type marteau

Frank Hammersland, la tête à claques et le charismatique chanteur/auteur/compositeur/leader de groupes aussi divers que Doomsville boys, Pogo Pops, Popium ou The love connection mais aussi en solo depuis qu'il s'est rendu compte qu'il n'avait pas forcément besoin d'un groupe pour exprimer son talent...

Beaucoup de spécialistes s'accordent pour dire que Pogo Pops est (en grande partie) à l'origine de la Bergensbølgen. Derrière son chanteur énervé et inspiré, on trouve pour la première fois une pop norvégienne décomplexée et joyeuse et qui n'a plus peur de son voisin suédois...


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En quatre albums, Pogo Pops aura ouvert la voix à d'autres groupes. Leur musique efficace et aux airs sixties en inspira plus d'un. Avec insouciance et légèreté, le groupe se taille une réputation et un talent scénique qui se les emmènera jusqu'au Japon. Pourtant, en 1996 le groupe se sépare et Frank Hammersland sort un album solo. Malheureusement, si son album reçoit de très bonnes critiques, le public ne suit pas.



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Pogo Pops n'ayant pas rencontré le succès espéré, Hammersland créé donc avec des vieux potes de Bergen, un nouveau groupe pop-rock : Popium. Pas de changement flagrant de style, on reste dans des mélodies accrocheuses et sympa. Nous sommes au début des années 2000 et comme Pogo Pops, Popium va produire quatre albums simples mais diablement efficaces.

Fin 2006, l'aventure Popium prend fin et Frank Hammersland reprend sa route en solo. Viendront des collaborations et projets (The Love Connection, un retour des Pogo Pops), mais au fond c'est seul qu'il marche le mieux. Après des années d'un tataboum guilleret, Hammersland s'approche désormais d'un genre seventies qui rappelle sur quelques morceaux les Eagles. Son album, So easily distracted, sorti en 2007, regroupe, comme à son habitude un beau paquet de chanson bien ficellées. J'ai bien cherché à vous passer une vidéo de titres comme Don't wanna bring you down ou Matter of opinions mais rien si ce n'est sur son myspace.


Dans mon prochain post je parlerai de Mikal Tellé, de Röyksopp et de la scène électro. Il y aura enfin un condensé des goupes et artistes de la scène musicale de Bergen.

En attendant, un dernier titre emblématique de Bergen... Heia Brann! Je sais que je l'ai déjà posté mais en même temps c'est mon blog, je fais ce que je veux et en plus la version proposée ici est meilleure que la première...


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