samedi 29 octobre 2011

a-ha partie 1



a-ha... Ah ben oui, aujourd'hui c'est a-ha. Enfin un groupe connu! Et quel groupe! a-ha est probablement ce que la Norvège a fait de mieux en terme de médiatisation positive (j'insiste sur ce mot) ces dernières années avec peut-être le prix Nobel de la Paix de Barack Obama et les JO de Lillehammer.
Avec a-ha, on est à fond dans le cliché. On y échappe pas. Ce groupe qui a toujours oscillé entre une carrière hyper populaire (certains se souviennent-ils qu'un jour on les a opposé aux jumeaux du boys band  Bros?), et une volonté d'aller dans des univers plus introspectifs et profonds...
Formé en 1982, ce groupe tire son nom, semble-t-il, d'une chanson de Jim Morrison. Alors c'est ce qu'à peu près toutes les biographies du groupe disent. Soit. Personnellement, j'aimerais bien qu'on me dise de quelle chanson il s'agit. Heureusement qu'ils ne sont pas sentis inspirés par Annie Cordy. Imaginez un groupe Norvégien qui s'appellerait les Ta-tayoyo...

Bon, comme d'habitude, je m'égare.

Pourquoi parler de A-ha juste maintenant? Eh bien parce que mine de rien, l'année prochaine, en 2012, le trio Norvégien fêtera ses trente ans. Ça n'nous rajeunit pas ma bonne dame! Et, malgré une vie récente assez chaotique, et une séparation en 2010 (séparation elle même remise en cause cette année à l'occasion d'un émouvant concert hommage aux victimes de la tuerie d'Utøya), a-ha est bel bien un groupe qui a réussi à tenir le coup, sans perdre au passage aucun de ses trois membres fondateurs. En effet, Morten (Harket), Pål (Waaktaar) et Magne (Furuholmen) auront tenu ensemble la barre d'un groupe pop hyper populaire pendant trois décennies, avec, il faut bien l'avouer, des hauts et des bas.




Ceux qui pensent que a-ha c'est Morten Harket et sa tronche de beau gosse à faire de la poterie avec Demi Moore dans Ghost, se trompent le doigt dans l'oeil lourdement. Car a-ha c'est avant tout, Pål Waaktaar. Un peu comme, jadis, Paul McCartney pondant les meilleures chansons des Beatles derrière un John Lennon, trop occupé à être romantique et cultissime, Pål Waaktaar a composé ou co-composé quasiment les trois quarts de la centaine des chansons du groupe, avec, au passage les fameux Take on me, The sun always shines on TV... et le Bondesque (the) Living Daylights, entre autres.

Magne et Pål naissent et grandissent ensemble à Oslo. Très tôt passionnés de musiques les deux ados montent un groupe de tataboum (Spider Empire en duo, puis, avec l'arrivée de deux autre musiquos, Bridges) et commencent à rêver de s'installer à Londres, the place to be, pour y réaliser la carrière dans la musique. Armés de leurs rêves et leur codévi en poche, les quatre amis font leur valise et partent s'installer en Grande-Bretagne. Mais les rêves ça paye pas et le codévi fondant à vue d'oeil, ils se retrouvent bien vite sur la paille et doivent se rendre à l'évidence et rentrer au pays. La gloire attendra. 
 Attends, moi je veux bien être une star mais en attendant, qu'est-ce qu'on mange ce soir??

De retour en Norvège, les deux potes ne se laissent pas abattre et, fort de l'expérience acquise à Londres, les Bridges restent fermement décidés à retenter leur chance et à conquérir les charts. Seul problème, il leur manque un chanteur digne de ce nom. Ils connaissent Morten Harket depuis quelque temps déjà. Ce dernier est le chanteur d'un groupe de soul.

Extrait de la conversation (presque) véridique* :

Pål : Sålut Mørten! Cå vå bien?
Morten : Sålut Pål! Øuåis çå grøøve d'enfer, j'åi un super grøupe de søul qui s'åppelle Blues Øutfit Søuldier Blue et øn cårtønne! Øn å fåit une tøurnée géniåle sur les îles Løføten et...
Magne : Bøn Morten, årrête tes billevesées  øn såit bien que tøn grøupe mårche pås...
Pål : Øuåis et cømme nøus nøn plus çå mårche pås ålørs øn s'est dit que...
Magne : ... que peut-être tu vøudråis bien chånter pøur nous...
Morten (d'un åir de défit) : a-ha??? Cømme çå øn å besøin de møi??
Pål : a-ha ben øui...
Morten : a-ha!!! Et si j'veux pås møi??
Pål (d'un åir de défit) : Eh ben ålørs øn demånde à quelqu'un d'åutre si tu veux pås! a-haaa!!
Morten : Nøn!  nøn c'est bøn!!! Il est nul møn grøupe, j'viens!!
Magne : C'est møi øu a-ha cømmence à sønner bien?


a-ha est né! Mais comme dans beaucoup de groupes, les choses ne sont font pas aussi vite et il faudra tout de même attendre 1985 et la sortie de Hunting high and low (aka simplement a-ha) pour que le monde découvre ce groupe venu du froid. L'aventure commence avec le célèbrissime Take on me. Tout le monde se souvient du clip en forme de cartoon mettant en scène le joli Morten et son, encore plus joli, casque de moto. 


Suivront sur le même album trois autres singles, The sun always shines on TV, mais également Train of thoughts et surtout le hit qui donne son nom à l'album, Hunting high and low.


HHAL est un premier album plus que prometteur et Take on me atteint la première place du Billboard américain et classé à la première place de la plupart des classements musicaux occidentaux. 

Le problème, quand on démarre une carrière sur les chapeaux de roue c'est de tenir la route et les années 80 ont été un vrai bain de sang musical où de pauvres groupes éphémères et brushingués se sont entretués à coups de de Roland Juno et de solos de guitares ressemblant à du Jean-Michel Jarre...  Qu'importe, Morten est beau, on est dans les années 80, a-ha vend des cassettes et des badges sur les marchés, NRJ a gagné la guerre, les ados pleurent pour avoir un walkman et a-ha sort un deuxième album. Un deuxième album? Ouah! Génial! Je file chez mammouth acheter la cassette.

J'ai le 33 tours qui traîne entre Feline des Stranglers et la bande à Basile...


Scoundrel Days, deuxième album sort donc en 1986. Plus sombre mais toujours aussi court (38 minutes pour les deux premiers LP), le disque s'ouvre sur l'inquiétant titre éponyme que voici (pour ceux qui auraient oublié).




Sorti à peine un an après leur premier album, Scoundrel days est encore salué par la critique. On y trouve un univers plus sombre mais tout aussi profond. Emmené par la voix particulière de Morten, le groupe s'affirme comme un poids lourd de la scène internationale. Le premier titre issu de Scoundrel days, I've been losing you s'agrippe une nouvelle fois en haut des charts, même si, il est vrai, l'effet de surprise est passé.


A suivre...

Bonus :

Un titre de Weathervane, le nouveau groupe de Pål Waaktaar. Ca s'appelle aussi Weathervane et le chanteur (parce que c'est vrai qu'on voit que lui), c'est Jimmy Gnecco.





*En tant qu'ancien étudiant en langues scandinaves, j'ai honte... C'est ridicule...

samedi 15 octobre 2011

Un titre de Jennie Abrahamson gratos


Pas un article sur la miss, on verra plus tard pour cela mais une petite info : son titre Wolf hour est téléchargeable légalement sur son site. Pour vous faire une idée, un live tiré du célèbre Nyhetsmorgon de TV4 :

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vendredi 14 octobre 2011

Tina Dico

Arrête de me regarder comme ça! Tu sais bien que ça m'énerve!


Tina Dico, de son vrai nom Dickow a tout d'une Scandinave typique. Eveillée à la musique très tôt, actrice dans une série télé plus ou moins érotique pour finalement se tourner vers des études en religions comparées. Effectivement, c'est assez particulier pour nous autres latins mais la Scandinavie à cette culture forte et élégante qui permet de faire se mêler musique, spiritualité et liberté... Et elles sont nombreuses les chanteuses du nord qui écrivent et chantent leur vie et leurs doutes. Ane Brun, Anna Ternheim, Stina Nordenstam ou Anja Garbarek... tiens ç pourrait faire une thématique, ça...
Si l'on devait résumer Tina Dico en une seule phrase, je pense qu'il faudrait dire : "C'est une songwritteuse à la voix chaude et forte qui emmène l'esprit ailleurs"... Il suffit pour s'en convaincre d'écouter des titres comme Copenhagen ou Sacré Coeur à la douce et souriante tristesse.

En une dizaine d'année de carrière (musicale), Tina Dickow a aligné sept albums studios et un nombre impressionnant de tournées. De fait, c'est en live qu'elle donne la pleine puissance. J'en veux pour preuve une de mes chansons préférées de la miss. Ca s'appelle Count to ten... et c'est beau comme Richard Klaidermann a qui ont vient de confisquer son piano...

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Ce qui est même encore plus beau, c'est de l'entendre chanter avec son kæreste, l'islandais Helgi Jonsson.




Un album à conseiller pour commencer à la tinadickowisation :

Click dessus si tu l'oses...



Saint-Barth, en svensk ö,eller hur?



Un blog, c'est comme un jardin : Si on ne l'entretien pas ça devient vite un truc sauvage et un peu ridicule. Il y a naturellement des raisons qui justifient le fait que j'ai laissé taxkalduha en friches pendant un long moment... Mais au fond, et je pense que vous serez d'accord avec moi, il faut bien avouer qu'habiter aux Antilles n'est pas nécessairement le meilleur moyen ou en tout cas n'aide pas à rester dans une ambiance scandinave. Ici pas de rød grød med fløde ni de Ikea invitant à njuter. En réalité, à première vue, rien ne semble connecter les Caraïbes avec la Scandinavie.

En fait il y a bien une petite chose... Bon ce n'est pas grand chose mais quand même... La Suède a eu une possession, une petite île aux coeurs des Antilles. C'était il y a bien longtemps, certes mais cette époque a bel et bien existé. Cette île, nous autres la "connaissons" bien car elle est française et l'on peut avoir la (mal)chance d'y rencontrer notre Johnny belgo-national, Pierce Brosnan (à c'qui paraît) et d'autres stars étrangement attirées par les Caraïbes, la culture millénaire, les traces du passage des indiens arawaks et plus prosaïquement le régime fiscal zen et tolérant. Je veux parler de Saint-Barthélémy, Saint-Bart pour les intimes...



Alors effectivement en posant le pied sur le sol de la "capitale", Gustavia, on est déjà un peu ailleurs. Ceux d'entre vous qui connaissent les Antilles et qui ont déjà eu l'occasion de se rendre dans cette île minuscule se souviendront certainement que c'est un endroit vraiment très particulier. La culture suédoise n'y tiens plus une grande place et rares sont ceux qui ont la moindre connaissance de l'ancienne mère patrie mais le décorum est là. Touristiquement parlant, c'est bien joué. Les panneaux indiquants le nom des rues est encore bilingue. Certaines indications et descriptions sont écrites en français et en suédois, comme on peut le voir ici :



Bon d'accord je zoome...


Et il y a un léger esprit scandinave sur cette île. De l'autre côté du port de plaisance, à côté du siège de la collectivité, on trouve un musée qui retrace l'histoire ancienne et récente de l'île et il n'est pas rare de voir flotter ici ou là des drapeaux à la croix de Saint-Olaf jaune sur fond bleu.
Pour être tout à fait honnête, on s'ennuie assez vite (ce qui constitue un autre point commun avec la Suède - rire sardonique), mais j'aime bien cette île. Elle a quelques chose de gentiment nostalgique et de lent. Ce n'est pas une lenteur typiquement caribéenne mais il y a, paradoxalement quelques chose qui me rappelle les villes de bord de mer du nord de l'Adriatique. Il y a aussi un peu de Bretagne, mais une chose est sûre... les Antilles sont loin, ou en tout cas, on est loin de Saint-Martin, de la Guadeloupe ou même (et surtout) de la République Dominicaine, pourtant pas si éloignée.

C'est une île un peu aseptisée c'est certain mais au fond, c'est un endroit assez mignon pour un touriste. De toutes façons, je n'y habite pas... je ne suis ni riche, ni en manque d'ennui...

Ce qu'il faut retenir de ce post : Je suis quand même un sacré branleur et la prochaine fois je vais devoir trouver mieux qu'un minable compte-rendu de voyage sur une île pour milliardaire. Bon, pour me faire pardonner, un live de la danoise Tina Dickow...


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Tina Dickow - Copenhagen
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